Mal de dos et parcours de soin, vers qui se tourner ?

12/04/2018

Le cheminement des consultations lorsque l’on souffre du dos est parfois très tortueux. Et pour cause : pour des symptômes semblables les origines peuvent-être multiples… et les spécialistes concernés divers.

Lorsque les douleurs persistent et se transforment en mal de dos chronique, il convient naturellement de s’adresser à son médecin traitant en première intention, puis de se laisser guider vers les bons interlocuteurs. Pour prendre le mal à bras le corps et bien se soigner, il est bon aussi de connaître les différentes voies thérapeutiques et l’éventail des solutions.

Quelle place pour le médecin traitant ?

Il est le premier interlocuteur ! Le rôle du médecin généraliste est d’évaluer la douleur et d’essayer de la combattre au départ avec un traitement de première intention  qui repose sur les anti-inflammatoires et les antalgiques ainsi que la préconisation d’une activité physique lorsqu’elle est possible. Si malgré cette première prise en charge la douleur ne peut être canalisée, il pourra orienter son patient selon l’intensité vers :

  • un kinésithérapeute ou un ostéopathe qui pratiquera certaines manipulations précises pour libérer les tensions, sensibilisera aussi le patient aux bonnes postures et aux bons gestes, et enfin l’accompagnera dans l’apprentissage d’exercices pour parvenir à s’auto-soulager en se remusclant correctement.
  • un spécialiste (rhumatologue, médecin du sport ou de « médecine physique et rééducation », chirurgien orthopédique) qui posera un diagnostic plus précis, imagerie à l’appui.

Le nerf de la guerre (contre la douleur) : le diagnostic

Mais avant un éventuel bilan radiologique, le diagnostic de lombalgie commence par un interrogatoire complet. Il s’agit de déterminer le contexte de l’apparition de la douleur, sa localisation, sa fréquence (continue ou déclenchée par certaines activités/mouvements), les éventuels antécédents familiaux etc.…

Une lombalgie peut être :

  • « aigue », si elle est ponctuelle et sans gravité
  • « sub-aigue », si elle est présente depuis 1 à 3 mois
  • « chronique », si elle persiste depuis + de 3 mois

Et après le diagnostic, quelles options de prise en charge ?

Le patient reste le principal acteur dans la maîtrise de sa douleur à travers des exercices qu’il apprendra à faire pour mobiliser son dos. Le mouvement reste son meilleur allié.

Les séances de kinésithérapie (sur prescription médicale) pourront l’aider dans son retour à l’activité grâce à la mobilisation de la colonne vertébrale malgré la douleur. Pourront apporter également leur contribution dans le dispositif : un ergothérapeute (travail sur les bonnes postures) ainsi qu’un psychologue (prise en charge de la douleur mentale générée par la douleur physique).

Dans certaines indications bien définies pourront intervenir les biothérapies* : indiquées par un médecin rhumatologue hospitalier (uniquement) elles ont révolutionné la prise en charge des pathologies graves (polyarthrite rhumatoïde, rhumatisme inflammatoire chronique …).

*Les biomédicaments sont de nouvelles molécules injectables issues du génie génétique.

Sources documentaires

Article publié le 07/10/2016 par Nathaly MERMET,  journaliste scientifique et médicale.