Se déplacer

27/03/2018

Conserver sa mobilité et son autonomie dans les déplacements quotidiens est essentiel pour le bien-être de chacun, à tout âge et quel que soit son état de santé. Cannes, déambulateurs, cadres de marche ou rollateurs : de nombreuses solutions permettent d’y parvenir.

Des difficultés à se déplacer peuvent survenir dans de nombreuses situations réduisant les capacités de l’appareil locomoteur : traumatismes suite à un accident, handicap, maladies rhumatologiques ou neurologiques, grand âge… Des aides techniques permettent de conserver une certaine autonomie et une liberté de mouvement, tout en réduisant le risque de chute.

Les « aides à la marche » : des appuis en plus

Les cannes sont les plus légers de ces dispositifs :

  • canne simple, notamment en cas d’arthrose d’un genou ou d’une hanche ;
  • canne anglaise avec appui sur l’avant-bras, parfois appelées "béquilles". Elles sont souvent utilisées lors d’une entorse ou d’une fracture du membre inférieur ou en cas de trouble de l'équilibre.
  • béquilles pour les personnes ayant les bras ou poignets fragiles, etc.

En cas d’atteinte plus sévère de l’appareil locomoteur ou de craintes, un appui sur 4 points peut se révéler nécessaire : le rollateur est un déambulateur avec roues, dont certains modèles sont agrémentés de paniers, sièges, tablettes… Le cadre de marche ou le déambulateur fixe ou pliant, bien stable, est plutôt indiqué pour les déplacements en intérieur en cas de troubles de l’équilibre de l'appareil locomoteur ou d'appréhension à la marche, un appui sur 2, 3 ou 4 points.

Les aides à la marche sont à adapter à chaque personne selon sa pathologie, son mode de vie, son habitat… et ses préférences.

Le fauteuil roulant pour le confort

Un fauteuil roulant peut être nécessaire dans de multiples situations: une convalescence de fracture ou d’entorse, une paralysie, une faiblesse générale… Pliants, électriques, à propulser par les mains ou à pousser par un accompagnant, il en existe de différents types. Le choix est fait avec le professionnel de santé (médecin, ergothérapeute) et le patient, selon des critères tels que :

  • L’autonomie et les capacités physiques et mentales de la personne ;
  • La fréquence et la durée d’usage du fauteuil ;
  • Les déplacements envisagés ;
  • La configuration du domicile, etc.

Aides à la marche ou fauteuils roulants, ces matériels peuvent être prescrits par tous les médecins et bénéficier d’une prise en charge par l’Assurance maladie.

Source
Hubert de Barmon, Pr Jean Paysant DES : Médecine physique et de réadaptation DIU : Médecine de rééducation Module : MPR et Appareillage, avril 2011.